Festival « La belle Ouïe », 7ème édition
Lavoir Moderne Parisien – 35, rue Léon – 75018 Paris
Jeu. 16 au sam. 18 avril / concert 20h30
Tous les soirs et jusqu’au 25 avril, à partir de 19 heures :
Exposition dans la Galerie du Lavoir Moderne Parisien : Alexandra Guillot « singularités quelconques »
Penser aux inconnus.
Créer des inconnus.
Prendre le contre-pied de la phrase de Warhol.
Créer des inconnus, effacer leur visage, les griser.
L'espace public grise les gens, les visages, on se croise sans se rencontrer, milliers de visages oubliés.
Faire des fiches avec des portraits au visage effacé, plusieurs, préservons la multitude.
Les mettre au mur, les encoller au mur, tels des passes-murailles fantomatiques...
La poésie plastique d’Alexandra Guillot a de nombreuses constances : certaines sont flexibles, souples même lâches, d’autres tenaces, sont extrêmement tendues, résistantes. Je me demande
aujourd’hui par quoi commence-t-elle, dans quel ordre cela se fait, quelle rapport électif entretient-elle avec la matière ? Quand on vous amène à croire que vous circulez dans une forêt enchantée
dans un lieu éminemment soporifique et faussement neutre d’une galerie ou d’un musée avec 5, 6 troncs en mousse découpés à la scie électrique pour gigot, y aurait-il quelques nécessités intérieures
ou quelques envies de persuasion qui dépassent la simple virtuosité sculpturale ?
Jeu. 16 avril / Nuit chantée « Création »
Chanson en roue libre, nuit chantée ouverte aux poètes griots improvisateurs d’aujourd’hui. « Quand les mots nous happent et que la langue manifeste » André Minvielle griot "vocalchimiste", Jean
Claude Asselin, scatteur mandoliniste, Jean François Vrod poète violoniste improvisible, Claude Delrieu éleveur d’accordéons et dresseur de mots, Michel Richard acteur transversal, Eric Wesberge
poète avec La Campagnie des Musiques à Ouïr, Denis Charolles, Julien Eil, Frédéric Gastard.
Ven. 17 avril / Grandes émotions
Elise Dabrowski solo, chant, contrebasse, improvisé : « Elise au chant apporte à la fois un timbre pur et organique, totalement singulier », un rare moment de musique singulière.
Nous fêtons la sortie de disque d’Elise en solo
Par le boudu – Bonaventure Gacon
Surtout pour adultes … Piste ou théâtre Il a un peu mal au coeur, trop bu… sans doute le foie, les petites bières ou peut-être le coeur lui même, son pauvre coeur d’ogre, bien cette satanée rouille
qui inexorablement agit sur toutes sur les poêles, les coeurs et le reste… Enfin, il faut bien se boulot, aller voir les bons petits gars et les petites filles, siroter quelques verres, regarder
les couchers de soleil, se faire des gueuletons et puis être méchant du mieux qu’on peut. Faut bien vivre… Bonaventure Gacon
Sam. 18 avril / Un salut à Georges Brassens Les Étrangers familiers
La tendresse des poésies, chansons de Georges Brassens offerte chaleureusement par les Musiques à Ouir avec Denis Charolles, Joseph Doherty, Alexandre Authelain, Julien EIL, François Pierron, Loïc
Lantoine, Eric Lareine.
La Campagnie des Musiques à Ouïr a résolu de briser la statue à pipe et à moustache pour laisser Brassens, le vrai, le vivant, s’exprimer. Le répertoire est articulé autour de l’oeuvre de Georges
Brassens écrite et interprétée entre 1955 et 1972. Choix délibéré, parole donnée par Brassens lui-même mais aussi à François Villon, Victor Hugo, Paul Fort, Jean Richepin, Antoine Pol, Francis
Jammes…
Sous la direction de Denis Charolles, avec les voix de Loïc Lantoine, Eric Lareine, Denis Charolles et Joseph Doherty, résonnent percutterie, arrosoir, graviers, clairon, guitares, flûte
traversière, clarinette, saxos, synthétiseur, harmonica, contrebasse, banjo…
Le moustachu aurait adoré ça. Se faire houspiller, balader à grands coups de clairon, de riffs, de guitare électrique, de clarinette, de banjo et… de poches à graviers. Si. Brassens a été joliment
secoué par une bande de sept musiciens pas piqués des vers. Il fallait ça. La Campagnie des Musiques à Ouïr a empoigné les textes et les musiques du Sétois, n’hésitant pas à les tordre quitte à les
réinventer, sans jamais perdre ni la rigueur imposée par l’artiste perfectionniste, ni l’universalité de sa poésie.
Alors ce spectacle fut un bonheur, voilà. Rien à jeter. Tarif / 15/10/5 euros
Réservation : 01 42 52 09 14 ou
resa@rueleon.net – 06 24 18 83 41 ou reservation@musicaouir.fr
www.rueleon.net